L'embonpoint et l'excès de poids est dangereux car selon une vaste étude menée dans neuf pays européens un tour de taille trop élevé double quasiment le risque de décès prématuré pour les deux sexes.
Une comparaison entre des sujets ayant le même indice de masse corporelle montre que la probabilité de mourir augmente de façon linéaire avec l'accroissement du tour de taille, selon les auteurs de cette recherche, dont les résultats paraissent dans le New England Journal of Medicine daté du 13 novembre.
C'est ainsi que le risque de mortalité était environ deux fois plus grand chez les participants avec un grand tour de taille, soit plus de 120 centimètres pour les hommes et plus de 100 cm pour les femmes, que pour les hommes ayant un tour de taille inférieur à 80 centimètres et les femmes un tour de taille inférieur à 65 cm.
Ce risque est similaire même si l'indice de masse corporelle (le poids en kilo divisé par le carré de la taille) se situe dans une fourchette normale (18,5 à 25), selon cette recherche menée sur 359.000 personnes âgées de 51,5 ans en moyenne, dont 65,4% de femmes.
Chaque augmentation de cinq centimètres de la circonférence de la taille accroît le risque de mortalité de 17% chez les hommes et de 13% pour les femmes.
Ces travaux montrent de façon probante qu'un excès de graisse autour de la taille présente un risque important pour la santé même chez des sujets qui ne sont pas considérés comme obèses ou souffrant de surpoids, soulignent les auteurs de cette étude.
"Bien que des études plus limitées aient déjà indiqué un lien entre mortalité et tour de taille, nous avons été surpris de constater que la circonférence de la taille pouvait avoir un effet aussi drastique sur la santé et l'incidence des décès", souligne le Dr Elio Riboli, un des principaux auteurs de la recherche.
Il est le coordinateur européen du projet EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) dans le cadre duquel cette étude a été menée et à laquelle ont notamment participé l'Imperial College de Londres (GB) et l'Institut allemand de nutrition humaine.
Le danger d'un excès des graisses autour de la taille s'explique par le fait qu'à cet endroit particulier, elles sécrètent très souvent des cytokines, des protéines régulant la réponse immunitaire ainsi que des hormones et d'autres éléments actifs dans le métabolisme qui peuvent contribuer au développement de maladies chroniques, notamment cardiovasculaires et de cancers.
mercredi 3 décembre 2008
L'embonpoint peut doubler le risque de décès prématuré
lundi 15 septembre 2008
Le régime méditerranéen participe à la prévention des maladies cardiaques, Alzheimer, cancer, ...
suivre le principe du régime méditerranéen signifie avoir moins de risques demaladies chroniques et une mortalité plus faible selon une recherche italienne publiée dans le British Medical Journal.
Le régime méditerranéen inclut beaucoup de fruits et légumes, poisson, huile d'olive et grains entiers et peu de viande et de produit laitier (ndlr : on privilégie les fromages de brebis à la place des fromages de vaches).
Il doit être faible en graisses saturées et élevé en graisses monoinsaturées et en fibres.
Dr. Francesco Sofi et ses collègues de l'université de Florence ont analysé 12 études impliquant au total plus de 1,5 million de participants qui ont été suivis pendant 3 à 18 ans.
Ceux qui adhéraient de plus près au régime avaient moins de risque de souffrir de maladies chroniques.
Ils présentaient une diminution de 9 % de mortalité par maladie cardiovasculaire, 13 % de moins de risque de maladies d'Alzheimer et de maladie de Parkinson et 6 % de moins de risque de cancer.
Dans l'ensemble, leur risque de mortalité prématurée était diminué de 9%.
vendredi 22 août 2008
Café et chocolat ont-ils un effet bénéfique sur le coeur ?
Parce qu'ils sont très consommés dans nos pays, café et chocolat ont attiré l'attention des cardiologues. Ils se sont demandés si ceux-ci sont bénéfiques ou faut-il s'en méfier.
Le chocolat a la réputation d'être un grand pourvoyeur de caries, d'obésité, d'hypertension artérielle et de diabète, tandis que le café quant à lui augmenterait le risque cardio-vasculaire.
La découverte récente de dérivés phénolés qui sont des anti-oxydants naturels a fait pencher la balance dans l'autre sens, notamment en faveur du chocolat.
Quant au café, la controverse a également longtemps persisté, ce qui ne devrait plus être le cas selon le Pr Corti qui s'appuie pour l'affirmer sur plusieurs études effectuées dans son service et qui montrent que, si la consommation aiguë de café augmente le pression artérielle, la fréquence cardiaque, le taux de catécholamines et la rénine plasmatique chez les personnes peu habituées à l'absorber, ce n'est en revanche pas le cas chez les accrocs du café.
Pour le Pr Corti, il semble clair qu'une autre molécule, inhibitrice de la caféine, exerce un effet stimulateur sur le système cardiovasculaire, la consommation régulière de café induirait semble-t-il une tolérance à ce nouveau composé. On en ignore tout pour le moment.
Ce ne doit pas nous étonner quand on sait que le café comporte plus de 700 substances...Tout porte donc à croire que si l'on boit du café, mieux vaut le faire régulièrement, sans pour autant forcer sur la dose.
A observer dans le futur et à pondérer ces conclusions car les études épidémiologiques ne sont pas probantes, ni dans un sens ni dans l'autre.
Wait and see.
Philippe Reumont Licencié en kinésithérapie - Diététicien gradué - Consultant au Centre de Diététique et de Contrôle du poids www.medisport.be
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