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vendredi 17 octobre 2008

Les oméga3 diminueraient l'effet de la pollution sur la santé

Une nouvelle étude suggère en effet que ces acides gras permettraient de lutter contre le stress oxydant provoqué par les particules de pollution.

L'exposition aux particules fines provoque un stress oxydant soupçonné d'être à l'origine des méfaits cardiovasculaires provoqués par la pollution.

Pour étudier les effets des oméga-3 sur les dommages liés à la pollution les chercheurs ont suivi 52 personnes âgées vivant en maison de retraite et exposées à un niveau stable de PM2.5.

Pendant les 3 premiers mois de l'étude, les chercheurs se sont contentés de mesurer l'activité des enzymes antioxydantes chez les volontaires.

Puis, pendant 4 mois, les chercheurs ont divisé les volontaires en deux groupes auxquels ils ont donné soit de l'huile de poisson riche en DHA et EPA soit de l'huile de soja riche en ALA.

L'activité de la superoxyde dismutase avait augmenté de 49 % chez les volontaires ayant reçu de l'huile de poisson et de 23 % chez ceux ayant reçu l'huile de soja.

mardi 16 septembre 2008

Mangez équilibré pour entretenir votre cerveau

Si l'effet protecteur d'une alimentation équilibrée est bien établi sur le coeur, le concept est moins connu pour le cerveau. Pourtant, celui-ci à aussi besoin d'être correctement nourri pour faire face à la baisse des fonctions cognitives lié au vieillissement. C'est le message des spécialistes aux Entretiens de Bichat.

"Le cerveau est l'organe qui dépend le plus précisément d'un apport nutritif adéquat", assure le Dr Ferry, gériatre et nutritionniste.

Mais le paradoxe, c'est que le cerveau régule lui-même les apports alimentaires. En fonction de quoi ? Par quel mécanisme ?

D'où l'importance d'être vigilant à l'alimentation des personnes âgées, qui ont tendance à diminuer les quantités ou à éliminer certains aliments.

Faut-il privilégier certaines graisses plutôt que d'autres, favoriser les oméga 3 (poissons gras, huiles de lin, de colza, de noix...) au détriment des oméga 6 (huiles de tournesol, de maïs...)?

"Il faut diminuer les acides gras saturés (graisses d'origine animale, huile de palme...), c'est clair, mais pour le reste, il faut varier les apports", répond le Dr Ferry.

"Tous les nutriments sont utiles voire indispensables au cerveau", ajoute-t-elle, mettant en garde cependant contre le risque de vouloir trop bien faire : "des éléments antioxydants utilisés en trop grande quantité deviennent pro-oxydants".

Certains évoquent la piste du DHA (acide gras polyinsaturé de la famille des oméga 3) chez la personne âgée ?

"Le DHA est très difficile à synthétiser par l'organisme âgé", avertit le Dr Ferry.

Il est présent en bonne quantité (et biodisponible càd assimilable par notre organisme) dans la chair des poissons gras tels que le saumon, le hareng, le maquereau, l'anguille ou la sardine.